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Rendez-vous des écoles francophones en réseau - Bilan


 

7 avril 2014 - La Commission scolaire de la Capitale, en partenariat avec la Commission scolaire des Navigateurs, a accueilli avec fierté la première édition du Rendez-vous des écoles francophones en réseau (REFER), une première mondiale en éducation dans la francophonie.

Les 20 et 21 mars derniers, le REFER a réuni, en présence et en virtuel, plusieurs centaines de participants à l’école secondaire de Neufchâtel. Des élèves, des enseignants, des directions d’écoles, des professionnels et du personnel de soutien de tous les niveaux scolaires sont venus échanger, dans une dynamique de partage et de réflexion, sur les enjeux qu’amène la venue du numérique dans les classes. En tout, huit pays de quatre continents étaient branchés aux activités qui se déroulaient à l’école secondaire de Neufchâtel grâce à la webdiffusion.

Le jeudi soir, c’est Britt-Mari-Barth, auteure de plusieurs best-sellers en éducation, qui a donné la conférence d’ouverture officielle du REFER à Québec.

Pour la plupart des 135 convives présents, il s’agissait là de leur première participation à USPPP (Un Souper Pédagogique Presque Parfait). Les discussions ont gravité autour des interactions entre la révolution cognitive et la révolution numérique ainsi que des rôles impartis à l’enseignant. Les participants se sont volontiers prêtés au concept du USPPP et des vidéos tournées en direct seront bientôt disponibles sur la chaîne YouTube du REFER.

Ewan McIntosh, venu d’Écosse pour l’occasion, a ouvert les discussions du vendredi matin avec sa conférence fort à propos: Ordinateur personnel, apprentissage personnel? Monsieur McIntosh a insisté sur l’importance d’initier les élèves à la complexité des choses et sur le rôle central de la créativité en éducation. Puis, sous la modération de Nancy Brousseau, les Regards croisés ont laissé place à des propos en rafale des intervenants venus jeter un éclairage multidisciplinaire sur les compétences à développer chez les élèves pour les préparer à leur vie d’adulte au XXIe siècle. Marcel Lebrun (Belgique) et François Taddéi (France), en webdiffusion, ainsi que Christine Renaud, Ronald Canuel et Simon Collin (en présence) ont échangé sur la valorisation du français à travers le numérique, sur les façons pertinentes d’utiliser les technologies en classe et sur la fracture entre l’utilisation sociale et scolaire du numérique.

Des élèves du primaire et du secondaire ont aussi été mis à contribution grâce à leurs enseignants et ont ainsi pu prendre part à de nombreuses activités visant à réseauter les participants et à donner de la visibilité aux pratiques éducatives innovantes et gagnantes. Les plus jeunes ont collaboré à l’écriture revisitée du traditionnel conte Le Petit Chaperon rouge dont il est possible de voir le résultat ici. En tout, ce sont 8 classes de la francophonie, de l’Alberta à la Belgique en passant par l’Île-du-Prince-Édouard, qui ont participé à cette expérience extrêmement enrichissante initiée par Brigitte Léonard (école Fleur-Soleil à Mont-Tremblant). Lors de l’activité de clôture, trois élèves de la classe de Catherine Lapointe (école Coeur-Vaillant-Campanile) sont montés sur la scène avec leur enseignante pour raconter les nouvelles aventures du Petit Chaperon rouge.

Par ailleurs, quelques élèves du primaire sont également venus animer des kiosques de la Vitrine de l’innovation en expliquant, avec fierté, les projets qu’ils ont réalisés grâce à leurs enseignantes. Pour leur part, plus d’une centaine d’élèves de 5e secondaire de la CS de la Capitale et de la CS des Premières-Seigneuries ont

assisté à la conférence webdiffusée de Périne Brotcorne et de Laurence Bee, Les parents, mutants du numérique? Les jeunes : tous génies du numérique?, qui a su les interpeller vivement. Des élèves d’Annie Côté (école secondaire des Sentiers) ont par la suite pris part à une tribune en compagnie de gestionnaires, d’enseignants et de parents au sujet des écarts entre les pratiques numériques sociales et scolaires. Ils ont en outre été très actifs en se faisant les témoins, sur Twitter, des conférences et des ateliers auxquels ils ont assisté.



Guylaine Laurin (enseignante), Sarah Robichaud (Aurise d’argent),
Anne Lehoux (Aurise d’or) et Danielle Bélanger (directrice de l’école
Cardinal-Roy)

Dans le cadre de cet événement d’envergure internationale, le comité a organisé un concours de twittérature auquel ont pris part 67 classes en provenance de six pays. En bout de course, ce sont près de mille gazouillis qui ont été publiés, toutes catégories confondues. Au Canada, des classes du Nouveau-Brunswick et du Québec se sont illustrées au préscolaire et au primaire. Au secondaire, ce sont des élèves de Guylaine Laurin, enseignante à l’école Cardinal-Roy, qui ont raflé les deux premiers prix. En effet, Anne Lehoux et Sarah Robichaud se sont démarquées des 550 autres participants de leur catégorie en remportant le Aurise d’or et le Aurise d’argent des 13-17 ans.Ce prix a été créé pour l’occasion à la mémoire de Monique Le Pailleur, didacticienne et twittératrice québécoise émérite.

Devant le vif succès qu’a connu la première édition de l’événement et les retombées déjà palpables dans le milieu scolaire, il y a fort à parier que le REFER assumera la portée sonore de son acronyme de nombreuses années encore.

Monique Lachance
Conseillère pédagogique de français, Services éducatifs des jeunes et cofondatrice du REFER

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